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La faïence et la porcelaine de Marseille, abbé G. Arnaud d'Agnel, 1910

L’auteur :
(Source Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Arnaud_d%27Agnel)
Gustave Henri Arnaud d'Agnel, né à Marseille le 28 avril 1871, a été ordonné prêtre dans cette ville le 29 juin 1896. Docteur en théologie et en philosophie, il est correspondant du ministère de l'instruction publique et membre de la Société d'archéologie lorraine de Nancy. Il est aumônier du lycée Thiers à Marseille de 1904 à 1932. Le chanoine G. Arnaud d'Agnel a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 19231 et officier de l'instruction publique.
Il est mort à Marseille le 16 août 1952.

Bibliographie :
Auteur prolifique d’ouvrages sur l’histoire régionale, le meuble provençal, la psychologie, les Beaux-Arts (Monticelli), l’histoire religieuse https://data.bnf.fr/documents-by-rdt/12586287/te/page1?order=alpha-asc&type
Retenons, en rapport avec la céramique provençale :
1911 : La faïence et la porcelaine de Marseille, Lucien Laveur et Alex Jouvène, Paris et Marseille, 1911, 534 pages.
1944 : avec Jean Perrin, Les arts appliqués en Provence, Robert Laffont éditeur, Marseille, 251p., 1944
1947 : Les santons de Provence, Delannoy, Cannes, 47 p., 1947
Il rédige les chapitres sur les arts dans les tomes II et III de l'encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône sous la direction de Paul Masson.

A propos de La faïence et la porcelaine de Marseille :
En 1910 Arnaud d’Agnel (1871-1952) produit le fondamental ouvrage « Faïences et porcelaines de Marseille ». Il travaillait le sujet depuis plusieurs années puisqu’il avait publié en 1906 Un plat en faïence de Marseille à décor Berain et la même année Joseph Fauchier, faïencier de Marseille et ses statues de la Vierge puis en 1908 L’Exportation des Faïences de Marseille dans les îles françaises de l’Amérique au XVIIIe siècle (Congrès Colonial de Marseille, 1906 ; Paris, Challamel, 1908). Il reprend le sujet en 1944 dans l’ouvrage « Les arts appliqués en Provence ».
Le livre fait plus de 500 pages, détaille la biographie des maîtres faïenciers, l’historique des manufactures, il est illustré par de nombreuses planches. Il est dédicacé aux grands collectionneurs de l’époque qu’il n’est pas inutile de citer ici :
Périclès Zafiri, Jules Charles-Roux, Mesdames Denis Bourrageas, Marquise de Clapiers, Gavot, Laurence Livon-Daime, Georges Zarifi, Messieurs Félix Abram, Albert Aicquart, Comte Albert Arman, Paul Barlatier, Francis Barry, Marius Bernard, Hippolyte et Louis Camp, Jules Cantini, Maurice Chais, C. Choremi, Clainpanain, Charles Delanglade, Comte de Demandolx-Dedons, Gustave Ducreux, Paul d’Espezel, Edouard Fabre-Luce, André de Félix, Claude Gaudry, Sylvain Gaymard, Maurice Godefroy, Henri Grawitz, Louis Grobet, Léon Hubac, Paul Madon, Louis Mante, Théodore Mante, Georges Papillon, Ferdinand Pélissier, Joseph Ripert, Toussaint Samat, Jean-Baptiste Samat, Michel Vlasto, Démétrius Zafiropoulo, Polybe Zafiropoulo, Théodore Zafiri.
Il retrace l’histoire de la redécouverte de la céramique de Marseille. En résumé :
-   Un érudit et collectionneur marseillais, Mortreuil, évoque les faïenceries marseillaises en 1858[1] en ne mentionnant comme faïencier que Delaresse actif en 1709. Ce riche collectionneur avait réuni dans ses vitrines des pièces aujourd'hui introuvables écrit A. d’Agnel.
-   En 1863, dans son livre Histoire des faïences et porcelaines de Moustiers Marseille et autres fabriques méridionales le baron J.-C. Davillier révèle, le premier, l’existence de la céramique de Saint-Jean-du-Désert avec le plat de chasse signé au revers Antoine Clérissy 1697.
-   Deux expositions marquent le coup d’envoi de l’intérêt pour la céramique de Marseille, celle du Cercle artistique de Marseille en 1870 organisée par Jules-Charles Roux et celle de l’Art Provençal en 1906.
-   En 1903 les enfants de Louis Arnavon (1814-1901), un industriel du savon et collectionneur, publient à titre posthume le catalogue de ses faïences provençales. La même année l’abbé Requin fait dans un appendice à son Histoire de la faïence artistique de Moustiers un article bien documenté sur Saint-Jean-du-Désert.
Arnaud D’Agnel établit définitivement la partie historique. Les auteurs suivants y reprendront l’essentiel de leurs éléments. Pour la partie pièces, la plus grande part de celles qu’on retrouvera plus tard dans les musées sont reproduites.
Bien que récoltées sans connaissance de l’histoire et attribuées majoritairement à Moustiers, ces pièces sont présentes dans les grandes collections mentionnées plus haut. Elles ne tarderont pas à être mises sur le marché : Louis Arnavon, vente à Marseille le 6 mai 1902 ; Charles Nodet, vente à Marseille le 10 mars 1908 ; Georges Papillon, vente à Paris en 1909 ; Marius Bernard, ventes à Paris en 1911 et 1913 ; Charles Perrot, vente à Paris les 20-21-22 mars 1923 ; Fernandez-Patto, vente à Paris les 9 et 10 mai 1927 ; Théodore Mante, vente à Marseille le 21 décembre 1928 ; M. Gaudry, vente à Lyon les 4-5 février 1930 ; Henri Luzzatti, vente à Marseille les 15-16 avril 1958. Et aussi Arbaud, Gaymard, Lacroix, Damiron, Denis du Péage…

[1] Anciennes industries marseillaises, faïences, verres, émaux, porcelaines, Mortreuil, Marseille, typographie et lithographie Arnaud et Cie, 1858.

Date : 1910  
Pays : France  
Fabrique : Marseille